La salle de bains est la pièce la plus risquée d’un logement : plombier, électricien, carreleur et menuisier doivent intervenir dans le même ordre, au millimètre près. La première erreur est donc un séquençage improvisé — le carreleur arrivé avant le plombier, la peinture avant les sanitaires. Chaque inversion se paie en démolitions et en délais.
Deuxième erreur : négliger l’étanchéité. Derrière les carreaux, l’eau ne pardonne rien : un receveur mal traité ou un joint de silicone bâclé se traduit quelques années plus tard par des infiltrations dans la cloison voisine. L’étanchéité se teste avant la pose du revêtement — jamais après.
Troisième piège : une ventilation sous-dimensionnée. Une pièce humide sans extraction suffisante développe moisissures et décollements, quel que soit le budget des finitions. La VMC ou l’extracteur se dimensionne selon le volume de la pièce, et se pense avant les faux plafonds.
Quatrième point : le rangement sacrifié sur l’autel de l’esthétique. Une belle salle de bains sans rangement fonctionnel devient vite encombrée : niches prévues dès la conception, colonne de rangement, plan de travail dégagé — tout se dessine avant les travaux, pas après.
Enfin, cinquième erreur : un budget qui ignore les aléas. Derrière une cloison de salle de bains se cachent souvent des réseaux anciens à mettre aux normes. Une marge sérieuse et un interlocuteur unique qui coordonne tous les métiers transforment un chantier risqué en projet maîtrisé — c’est exactement notre rôle.



